Un nuage radioactif en France mercredi ou jeudi

Selon l’IRSN [1] qui a procédé à une simulation, le nuage radioactif de Fukushima Daiichi devrait arriver en France d’ici jeudi 24 mars, après avoir traversé la Sibérie et les Etats-Unis [2].

Les concentrations attendues de Césium 137 sont de l’ordre de 0,001 Bq/m3 (Bécquerels par mètre cube), une dose beaucoup plus faible que celle détectée en France en 1986 après le passage du nuage de Tchernobyl (de 1 à 10 Bq/m3 selon les régions) [3].

Nous sommes donc bien loin d’un risque de cancer de la thyroïde ! Le risque est cependant plus élevé pour la contamination des végétaux et des animaux qui s’en nourrissent. La pluie joue ici un facteur aggravant [4].

S’il est difficile de prévoir les retombées en France, il est certain que le risque est plus faible qu’en 1986 et que Tokyo sera plus touchée que la France par la radioactivité.

Comment vont réagir les Tokyoites ? Il n’est pas imaginable de penser à l’évacuation d’une ville de 13 millions d’habitants.

Les conséquences de la catastrophe ne s’arrêtent pas à la santé de la population et à l’exportation de produits chinois, mais s’étendent à toute l’économie japonaise, et par incidence, à l’économie mondiale [5], même si pour l’instant, la diminution de la production nippone a permis de freiner la hausse du prix pétrole (due à l’instabilité du monde arabe).