La Chine et la Russie s’opposent aux sanctions contre la Syrie

Ces sanctions seraient en effet défavorables aux intérêts économiques, géostratégiques (comprenez militaires) et politiques de ces deux pays :

  • Économiquement, la Russie a réalisé plusieurs investissements dans l’industrie de l’énergie en Syrie a quatre milliards d’euros de contrat pour des matériels militaires [1].
  • Militairement, la Russie possède un accès dans le port de Tartou, dans l’ouest du pays. Cela lui donne une position stratégique en Méditerannée. La Russie a déjà envoyé plusieurs navires près de la côte syrienne.
  • Politiquement, le président Russe n’a pas intérêt à voir la révolte d’un peuple contre un pouvoir peu démocratique se transformer en révolution : il a lui-même beaucoup affaire avec le mouvement anti-Poutine [2]. Par ailleurs, Poutine n’est pas prêt à perdre ses soutiens traditionnels à un mois des élections...

La Chine et la Russie se comprennent et se sont soutenus. La Chine a compris la position de la Syrie sur le plateau du Golan et la Syrie a compris la Chine sur des problèmes qu’elle a rencontrées à Taïwan, le Tibet, la région du Xinjians et les droits de l’homme.

 [3]

Les pays membres de l’ONU se montrent une nouvelle fois incapables de s’entendre pour une intervention de plus grande envergure en Syrie, telle qu’une intervention militaire. Ce type d’intervention nécessiterait toutefois une modification des statuts de l’ONU. Les casques bleus, en effet, ont pour seule mission de maintenir la paix et le statue quo, leur légitimé tient justement à leur neutralité.

 [4].

Elle nécessite cependant un accord à la majorité et l’absence de veto de la part des membres permanents. Ces membres permanents sont au nombre de cinq : les États-Unis, la Russie, la Chine, la France et le Royaume-Uni.

Cette liste a été établi au lendemain de la Seconde guerre mondiale. Elle devait permettre aux pays les plus importants, de l’Ouest et de l’Est (les pays capitalistes et les pays communistes), de se mettre autour de la table pour opérer des rapprochements et décider de l’avenir du monde.

  • entre 1990 et 2003 : la guerre du Koweit entraîne un embargo en Irak ; le programme "pétrole contre nourriture" permet au peuple irakien de bénéficier de l’aide humanitaire contre la vente de son pétrole à l’ONU ; ce programme entraîne la corruption de personnalité politiques de nombreux pays (y compris en France), de sociétés (Total, Renault...) et de membres de l’ONU (la femme de Boutrous Ghali, le fils de Kofi Annan) [5]
    • entre 1991 et 1995 : faiblesse de l’ONU face aux conflits qui se déroulent en ex-Yougoslavie ; en juillet 1995, les Serbes éliminent de 6000 à 8000 Bosniaques dans la ville de Srebrenica, alors que 400 Casques bleus se trouvaient à proximité. On parle aujourd’hui de génocide... [6]
    • entre avril et septembre 1994, l’ONU a laissé les Tutsis massacrer 800 000 Hutus, axuquels il faudra ajouter près de 200 000 victimes en 1995 [7].
    • en 2010, un séisme entraîne la disparition de 250.000 personnes à Haïtia et jette 1,5 million de personnes à la rue ; l’ONU peine à organiser les secours [8] ; les Etats et les ONG organiseront eux-même l’aide humanitaire [9].
    • le faible impact des Conférences nationales sur le Climat, depuis la Conférence de Copenhague en 2009 à celle de Rio+20 en 2012. Seul le Protocole de Kyoto est un succès puisqu’elle entraîne une diminution de 5 à 8%, d’ici 2012, des gaz à effets de serre par rapport à leur niveau en 1990 par les différents pays signataires (sauf la Chine et les Etats-Unis).

    e veto par rapport à la Syrie montre l’incapacité de l’ONU a agir sur la scène internationale et le laisser-faire de la communauté internationale. Seule une intervention unilatérale des pays, comme ont déjà su le faire les Etats-Unis à propos de l’Irak ou de l’Afghanistan, pourrait permettre d’aider le peuple syrien. Certains craignent cependant un risque d’embrasement au Moyen Orient.

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    Ce monde est à nous, changeons-le !