L’origine du Coran et des sourates
6 février 2011 — syagrius
D’où vient le Coran, comment a-t-il été écrit ? Pourquoi le Coran est-il classé selon deux ordres : chronologique et l’ordre des révélations ?
Nous allons étudier l’histoire du coran ainsi que sa genèse.

Le fondateur
Le fondateur de la religion musulmane s’appelle Muhammad (ou Mohammed, Mahomet, en Français). Il est né vers 570 après J.C. Son père meurt peu avant sa naissance et sa mère meurt alors qu’il est âgé de 6 ans. Il est élevé par un oncle et il grandit à La Mecque (dans l’actuelle Arabie Saoudite). Il devient commerçant, comme beaucoup d’autres dans cette ville.
À l’âge de 25 ans, il épouse une riche veuve (Khadidja) qui est âgée, elle, de 40 ans. Après la mort de sa 1re femme, il en épousera beaucoup d’autres et à sa propre mort, en juin 632, il laissera 9 veuves. Alors que beaucoup d’Arabes dans son entourage sont polythéistes, il croit en un Dieu unique, à l’instar des communautés chrétienne et juive présentes dans la région et qu’il côtoie. Il se retire souvent dans une grotte pour méditer.
Alors qu’il est âgé de 40 ans, il y reçoit une révélation. Il raconte que l’ange Gabriel lui est apparu, lui demandant de lire (ou de réciter) un texte, qui seront les premiers mots du Coran.
Dès qu’il recevait une révélation, il la mémorisait, d’abord, en présence de l’ange Jibrîl (Gabriel), puis il en faisait, tout de suite, part aux compagnons dont beaucoup se penchaient sur sa mémorisation. D’autant plus qu’il faisait appel à des scribes (29 compagnons s’était relayés sur cette tâche) pour leur dicter la nouvelle révélation. Il leur demandait, enfin, de lire ce qu’ils avaient noté, afin de corriger les fautes éventuelles de ces copistes.
Le Coran abonde en ce sens dans un bon nombre de sourates et la Sunna en fait de même dans la mesure ou de nombreux hadiths qualifient de ummi le fondateur de la religion musulmane, peut-être pour accentuer un peu plus le côté exceptionnel et prodigieux du texte coranique. C’est pourquoi on parle souvent de i‘jaz, mal traduit par "inimitabilité " lorsqu’on tente de définir le style coranique.
Dans Lisan Al-‘Arab et Tuhfat Al-‘Arus (les deux plus importants ouvrages encyclopédiques sur la langue arabe), nous apprenons que le terme ummi recouvre la notion d’analphabétisme et que les ummiyin ne s’apparentent pas aux gentils comme l’ont suggéré Weil et Blachère mais sont tout simplement des personnes qui ne savent ni lire ni écrire. Actuellement, c’est cette explication qui prévaut dans les sociétés arabes.
Dans le Coran, la sourate intitulée l’Araignée, par exemple, fait allusion à "l’analphabétisme" du Prophète de la manière suivante : "Pourtant naguère tu ne récitais le texte d’aucune Écriture, pas plus que tu n’en retraces de ta (main) droite : Et c’est cela qui fait douter les tenants du faux. " (XXIX, 48).
Très vite, Muhammad rencontre l’hostilité des Mecquois parce que sa doctrine va à contre-courant des pratiques de cette ville polythéiste. Alors, lui et ses fidèles partent en exil à Médine (à 350 km au sud). En quelques années, il en fera sa ville puis deviendra le chef de toute la région sud de la péninsule arabe.
Son but sera de fédérer les tribus arabes et de les amener à reconnaître qu’il n’y a qu’un seul Dieu. Mais la Mecque lui reste hostile. Il fera donc beaucoup d’expéditions militaires contre elle avant de remporter sa soumission. Muhammad mourra à Médine à 62 ans et y sera enterré.
Le livre : arabe : القرآن ; al Qur’ān, « lecture »
Le Coran a été révélé sur une période allant de 610 à 632, soit sur une longue période de vingt trois années, en plusieurs fois et selon les circonstances et les évènements vécus par la communauté musulmane naissante. A chaque révélation d’un ou de plusieurs versets, le Prophète demandait à ses scribes (la Sunna nous en cite quarante) de porter la parole divine à l’écrit.
Muhammad n’a fait que réciter les mots qu’il recevait (Coran signifie « Lecture » ou « récitation » en Arabe) et ses plus proches disciples en ont fait autant.
Ainsi le coran est la somme des vérités révélées au prophète Mahomet à la Mecque et à Médine de 610 à 632, date de sa mort.
C’est le 3e calife, Huthman qui a fait établir la version canonique du Coran, vers l’an 650. Les 6 copies que le calife a fait faire classaient déjà les 114 sourates non par ordre de révélation mais par taille : de la plus longue à la plus courte (sauf la première).
Après la décapitation d’Hussein, le fils d’Ali, à la bataille de Kerbala en 680, les chiites ont également adopté cette version canonique du Coran, même si elle a été établie par le calife descendant d’Abou Bakr et donc de la branche sunnite de l’Islam.
Puis ,alors que Damas et non plus Médine est devenue la capitale de Islam sous les Ommeyyades (661-750), le grand Abd Al Malik (647-705) a fait ajouter les consonnes et la ponctuation dans cette « vulgate d’Huthman » et comme Huthman, il fait envoyer cette version du Coran aux quatre coins de l’Empire. Depuis, c’est cette version du Coran que tous les musulmans du monde récitent.
Cependant l’existence de vieux manuscrits, comme le manuscrit arabe 328 conservé à la BNF à Paris ou la redécouverte en 2007 des quelque 9 000 photographies de très anciennes versions du Coran prises par un orientaliste allemand en 1934 (on les croyait détruites pendant la guerre avec l’Académie des Sciences bavaroises mais elles ont été retrouvées et sont désormais étudiées par un groupe de recherche berlinois : le Corpus Coranicum) montrent que les premières versions du Coran différaient de la Vulgate d’Huthman, et que comme les autres textes saints, le Coran a une histoire.
Quelques sourates
L’accouchement de Marie légitimé
Ainsi, dans la sourate de Marie (XIX, 24), Jésus, à peine né, s’adresse à sa mère pour la consoler. Au lieu de "Ne t’attriste pas ! Ton Seigneur a mis à tes pieds un ruisseau", texte habituel mais énigmatique, la lecture arabo-syriaque conduit à comprendre : "Ne t’attriste pas ! Ton Seigneur a rendu ton accouchement légitime." La naissance merveilleuse de Jésus du sein de Marie fécondée par l’Esprit Saint, conformément au dogme catholique, serait ainsi confirmée par le texte coranique.
Reconnaissance de la Bible
Le musulman reconnaît la Bible comme Parole Sainte et inspirée de Dieu. Sourate 5, v.44-46 : « Nous avons descendu la Thora qui guide et qui éclaire ; c’est par elle que
les prophètes rendent la justice aux Juifs... Nous poursuivons sur leurs traces en envoyant Jésus, fils de Marie, confirmant la Thora, venue avant lui. ». Jésus est appelé « Parole de Dieu », « Esprit de Dieu ». Le Coran dit qu’il a été rappelé à Dieu et redescendra à la fin des temps).
Thora et Evangiles
Sourate 7:157
"ceux-là qui suivent le messager, le prophète gentil qu’ils trouvent en toutes lettres chez eux dans la Thora et dans l’ Evangile..."
Le messager
Sourate 61:6
"Et quand Jésus fils de Marie dit :"O Enfants d’Israel, je suis vraiment un messager de Dieu à vous, confirmateur de ce qu’il y a devant moi de par la Thora, et annonciateur
d’un messager à venir après moi, dont le nom sera ’le Très Glorieux’ (ou Ahmad)"
L’ordre de sourates : 114 Sourates
Les sourates (étym. "pan de mur, degré, étape ", cf. Lisân), forment chacune un fragment coranique indépendant.
De la plus courte (3 versets) à la plus longue (286 versets), les 114 sourates du Coran sont présentées dans un ordre de longueur sensiblement décroissante et non dans l’ordre chronologique dans lequel Allah les aurait révélées à Mahomet. La toute première, appelée « l’Ouvrante », est cependant très courte ; elle se présente comme une invocation, c’est pourquoi elle est récitée lors des prières canoniques. À quelques exceptions près, les premières sourates correspondent à la période de La Mecque, tandis que les autres datent de la période de Médine.
Le Coran comprend un ensemble de cent quatorze sourates révélées les unes à la Mekke , les autres à Médine, quelques-unes au cours d’un déplacement ou d’une expédition. Dans le corps d’une sourate, les versets n’appartiennent pas toujours à un même lieu ou à un même moment d’inspiration. Certains versets révélés à la Mekke ont été déplacés par le Prophète et inclus dans l’une ou 1’autre des sourates révélées à Médine, et inversement.
Ordre dit Chronologique :
96, 68, 73, 74, I, III, 81, 87, 92, 89, 93, 94, 103, 100, 108, 102, 107, 109, 105, 113, 114, 22, 53, 80, 97, 91, 85, 95, 106, 101, 75, 104, 77, 50, 90, 86, 54, 38, 7, 72, 36, 25, 35, 19, 20, 56, 26, 27, 28, 17, 84, 30, 29, 83, 2, 8, 3, 33, 60, 4, 99, 57, 47, 13, 55, 76, 65, 98, 59, 24, 22, 63, 58, 49, 66, 64, 61, 62, 48, 5, 9, 110.
Quelques remarques
L’équipe de projet22 a trouvé quelques singularités intéressantes :
Il y a 3 sourates qui sont particulières, leur ordre de Vulgate est le même que celui de leur révélations :
Sourate 38 : Sad
Sourate 71 : Noé
Sourate 82 : La Rupture
Il y a une particularité intéressante entre ses 3 sourates :
38 +(3x11) = 71
38 +(4x11) = 82
Donc 71+11=82
La somme de 38+71+82= 191
D’ailleurs si nous prenons le nombre de sourates :114 et nous le retirions à 191 :
191-114= 77 soit 11x7
Il semblerait que ses 3 sourates particulières ne sont pas du au hasard, elles sont liées par le chiffre 11.
Ainsi si c’est 3 Sourates dont leur ordre de vulgate est égal à leur ordre de révélation sont liées entre elles.
Vous pouvez voir le rapport mathématique entre l’ordre des révélation et l’ordre des sourates dans l’article suivant :Les relations mathématiques du Coran
Pourquoi trouvons nous un tel rapport ?
D’ailleurs la somme des Sourates de 1 à 114 est égal à 6555
Pour en savoir plus, rendez vous sur cet article
Ce qui est intéressant est que 6555+111=6666. Nous ne voyons aucun rapport avec des significations sur le 666, par contre ce qui est intéressant est le chiffre 111. La encore nous voyons le chiffre 11. Y aurait il un sens ou un lié mathématique ?
Des travaux sont en cours....
Conjecture
Plusieurs questions de posent :
1) Pourquoi personne ne parlent d’un tel agencement mathématique dans le Coran
2) Pourquoi un tel lien mathématique existe entre révélation et vulgate ?
D’autres interrogations surviennent :
1) Si un non musulman trouvait comme la découverte sera t elle perçue ?
2) Dans un premier temps à qui parler d’une telle règle mathématique au sein même de l’agencement des sourates ?
Bibliographie
J. CHELHOD , Les structures du sacré chez les Arabes , Paris , 1964
J. STARCKY4 , “Le nom divin El” , Antiquités Orientales , 1949.
Ibn Ishâq, La vie du prophète Muhammad, l’envoyé d’Allâh ; recension d’Abî Muhammad ‘Abd al-Malik Ibn Hishâm d’après Zayd Ibn ‘Abd Allâh al-Bakkâ’î d’après Muhammad Ibn ’Ishâq ; (trad. Abdurrahmân Badawî), Beyrouth, 2001
Ibn Hisham , La Sîra (trad. W. Atallah) , Paris , ed. Fayard , 2004 : résumé honnête et accessible d’un spécialiste de la question.
Mohammed ibn Abdallah , Le Coran (trad. Blachère) , Paris , 2001
Mohammed ibn Abdallah , Le Coran / texte , trad. française et comment... par le Cheikh Si Hamza Boubakeur ,... . - Paris : Fayard , 1985
Mohammed ibn Abdallah , "Le Coran , essai d’interprétation du Coran inimitable" traduction Sadok Mazigh, Paris 1985
A.-L. de Prémare , Aux origines du Coran. Questions d’hier , approches d’aujourd’hui , Paris , 2004.
G. Schoeler , Écrire et transmettre dans les débuts de l’islam , Paris , 2002.
Alfred-Louis de Prémare, Les fondations de l’islam : entre écriture et histoire, Paris, 2002
Référence : Tableau dynamique du Coran

Bonjour Syagrius
191 = 1X 91 = 91
= 19 X 1 = 19
91+ 19 = 110
191 - 110 = 81
81 + 29 = 110
Merci
Bonjour Syagruis
Sourate 38 : Sad Sad = 22 88 Ayates
Sourate 71 : Noé 28
Sourate 82 : La Rupture 19
71 - 38=33 et 82 - 71=11
33 + 11= 44 x 19=836
38 x 22= 836 et 28 x 19=532
836+532=1368 ( 836/76=11)
( 1368/76=18 ) 18+11=29
Merci
Lorsque vous écrivez :
"La plupart des pseudo découvertes sur le coran ne sont pas fondés.Pour le reste trouver des preuves d’une science moderne dans le coran ou d’ailleurs même dans la bible, certains courant comme les évangélistes le font me semble disons complétement hors sujet. il n’y a aucune scientifique qui attestent de cela."
C’est ne pas avoir lu, ou ne pas prendre en considération ce que j’avais formulé dans le post précédant :
"Il y a un livre qui démontre, comment les révélations du Qor’an concernant tant la biologie, la médecine, la géologie que l’astronomie ("Ceci est la vérité - les hommes de science face au Coran - Editions Iqra) ont été soumises à l’étude et vérification de savants contemporains pratiquement tous athées, du monde entier, et comme ils sont tous arrivés à la même conclusion que, au VII° siècle, il fut impossible qu’un homme ait pu avoir les connaissances ici révélées, alors qu’elles ont été scientifiquement découvertes et prouvées seulement depuis les années 90 (XX° siècle), grâce notamment aux avancées technologiques."
Je n’ai pas mentioné les Évangiles... seulement le Qor’an, et vous faites déjà un amalgame...
Vous avez dans ce post une source sûre et vérifiable, ne serais-ce (qu’en dernier recours de vérification bien sur) qu’en contactant les scientifiques internationaux qui ont participé à cette expérience, car Tous, tout comme vous, étant athées -ormis un ou deux sur les 14 scientifiques-, ont tout d’abord rejeté d’une manière ou d’une autre la possibilité de participer à la vérification qu’il leur était demandée, car pour eux il n’y avait que présomptions et certitudes négatives ou hyper réductrices à propos du Qor’an et de l’Islam... (quand je vous parlais du "complexe de supériorité de l’occidental" lors du message personnel que je vous ai envoyé, en réponse au votre...)
Ensuite vous écrivez :
"Chacun essaye de trouver des preuves de la science moderne alors que ce n’est pas le but d’un livre, il a apporte un message…Bref notre découverte n’a rien à voir avec se genre de pseudo réfléxion..Je suis certainement dur mais il faut etre objectif…"
Vous n’êtes pas seulement "dur", vous êtes surtout "dur de compréhension", en faisant abstraction des éléments qui vous dépassent, et qui vous amènent à avoir un jugement sur ce que vous appelez une "pseudo réflexion" en parlant d’un simple exemple que je vous ai donné pour vous essayer de vous faire comprendre que même les éminents scientifiques -mais non moins cartésiens, en scientifique qui se respecte...- qui se sont penchés sur la question avant vous, et qu’ils jugeaient de "non respectable, ou non honorable -au sens propre ou figuré-" (à savoir la question de l’étude scientifique du message du Qor’an dans des passages choisis) ont vu leurs aprioris bien ancrés chavirer, jusqu’à devoir admettre avec humilité l’ampleur de l’Oeuvre qu’ils avaient entre les mains...
Cela pour vous exprimer le plus respectueusement et humblement possible qu’être "doué de l’intelligence mentale" ne suffit pour percer les secrets du Qor’an : il faut aussi et non seulement avoir "l’intelligence du coeur" mais aussi être "initié" d’une manière ou d’une autre à cette approche, comme pour avoir accès aux clés et arcanes secrètes de chaque Tradition (la tradition ici dans son sens d’héritage ésotérique transmis initiatiquement et généralement oralement, et par "acquis de l’expérience").
L’homme qui a amené le Qor’an, Mohamed PSL, était illettré... vous le savez !? Pourtant, regardez la portée de ce qu’il lui a été confié afin qu’il fasse naître la communauté de l’Islam, et la portée de ce qu’il a accompli lors de sa vie.
Je ne pense pas qu’il y ait de scientifique illettré -déjà- et peu sont ceux (par rapport à tous ceux qui consacrent leur vie à la science) qui peuvent se targuer d’avoir apporté une oeuvre aussi grandiose dans son influence sur le monde entier à travers le temps...
Votre mental, aussi perfectionné que vous puissiez le concevoir, ne suffit pas pour découvrir et comprendre le sens caché d’une Oeuvre telle que le Qor’an...
Mais cela, vous le comprendrez seulement si vous le devez, car que vous soyez croyant ou non, cela ne change rien car vous êtes soumis au même loi de l’univers que toutes les créatures ...
C’est pour cela que le Qor’an n’a besoin de personne pour le "protéger", car la Toute Puissance qui en a permi la révélation n’a besoin de personne pour cela...
Je ne suis donc pas outragé, mais simplement déçu car je pensait avoir une possibilité d’échanger dans cet immense domaine de connaissance qu’est le Qor’an...
Enfin, quand vous écrivez :
"La plupart voire quasiment toutes des révélations sont tirées par les cheveux et n’ont ni queue ni tete..."
C’est que vous n’avez sans doute pas eu les "bonnes thèses", ou bien que vous ne les avez pas comprises...
Quelles sont sources ?
Vous parlez de pragmatisme, de recul, de sérieux et d’objectivité sans arrêt, mais où sont donc vos actes allant dans ce sens lorsqu’il s’agit d’étayer vos "conclusions" par vos sources concernant ces "révélations" qui n’en sont pas puisqu’il ne s’agit que "d’études" et rien d’autre...?
Même les journalistes les plus menteurs et manipulés et/ou manipulateurs arrivent toujours à en trouver (des sources) ; c’est d’ailleurs -et avec certes grand recul, pragmatisme et objectivité- pour cela qu’on peut s’apercevoir -et non juger- de la réalité de la fausseté de leur information, qu’on appelle alors "intox".
La vie est un mystère qui ne s’élucide pas seulement avec le mental, loin de là, et le Qor’an est la dernière expression expliquant ce mystère, du moins au niveau de ce que nous, les hommes, sommes en mesure de comprendre, et d’assimiler pour progresser... avec "l’intelligence du coeur".
Je regrette donc de ne pouvoir vous donner d’autres informations, car je suis ignorant de cette méthode d’approche du Qor’an, et si je devais vous apporter des informations, vous ne les comprendriez pas, tel que cela c’est produit jusqu’ici.
Merci à vous pour cet échange, et peut-être pourrai-je apprendre en vous lisant, si vous réussissez dans votre quête... incha-Allah
L’approche mathématique du Coran par Syagrius est remarquable. Cela n’empêche personne d’ailleurs d’aborder ce livre avec "l’intelligence du coeur", sauf peut-être en ce qui concerne le verset 34 de la sourate 4 (sur les femmes).
Que les musulmans se rassurent, la Bible n’est pas non plus exempte de misogynie.
La diabolisation de la femme résulte d’un vieux combat entre l’Animus et l’Anima, lequel remonte à l’arbre du bien et du mal, dont l’interprétation est éminemment patriarcale. Toute religion autenthique (religion = relier) devrait tendre à réconcilier les deux pôles de notre moi, à l’intérieur comme à l’extérieur, et non continuer à les dissocier.
L’homme et la femme ne sont que deux aspects d’une même réalité psychologique, celle de l’âme (le Soi). Ils sont donc rigoureusement égaux.
Bonsoir,
si comme vous le pensez et le dites "Toute religion authentique (religion = relier) devrait tendre à réconcilier les deux pôles de notre moi, à l’intérieur comme à l’extérieur, et non continuer à les dissocier", il n’y aurai plus d’espèce humaine sur cette Terre. En effet la procréation n’existerait pas.
Sachez s’il vous plait, que l’Islam (religion authentique, si vous faite juste un petit peu preuve de rationalité (rationalité = quelque chose de non contradictoire = quelque chose de logique), vous ferait le constat que l’homme et la femme sont d’une parfaite égalité mais que chacun à son rôle. Ceci se constate visuellement (sexe différent) mais également dans les caractéristiques de personnalité (exemple : une femme est sentimentale ; un homme est viril). Ceci est logique, voyant les caractéristiques innées de chacun.
Donc nous sommes égaux dans la foi, différents dans les rôles MAIS complémentaires (un homme et une femme s’assemble comme une pièce de puzzle, on le constate au niveau "corps humain" mais également dans la personnalité).
Pourquoi chercher compliqué alors que tout est déjà sous nos yeux.
Pourquoi ne pas raisonné un instant, et faire surtout preuve de rationalité :
" Certes la création des cieux et de la terre,
dans l’alternance de la nuit et du jour,
dans le navire qui vogue en mer chargé de choses profitables aux gens,
dans l’eau qu’Allah fait descendre du ciel,
par laquelle Il rend la vie à la terre une fois morte et y répand des bêtes de toute espèce,
dans la variation des vents,
et dans les nuages soumis entre le ciel et la terre,
en tout cela il y a des signes,
pour un peuple qui raisonne."
Ce n’est pas la religion qui dissocie les sexes de la race humaine, mais bel et bien la société qui créer des tensions entre homme et femme pour créer un égarement (on est complémentaire, que signifie alors la politique des féministes, ou je ne sais quoi d’autre ??!). Bref, j’insiste, soyons rationnel.
Bonjour,
Non, je suis désolé de vous contredire, la femme n’est pas considérée dans l’Islam comme étant l’égal de l’homme. Si elle l’était, le port du voile ne serait pas obligatoire. Il n’ y a rien qui soit "obligatoire" dans une relation authentique avec l’autre. Et je ne mets pas en cause la religion, mais seulement la religion instituée, dont la nature patriarcale est évidente depuis des millénaires.
Le sujet des versets du Coran dit scientifiques emplissent de pleines pages de Forum. Les pour se servant parfois du même verset que les contre pour illustrer un concordisme , là où l’adversaire y voit une erreur scientifique majeur. Bref c’est sujet à la subjectivité de chacun, donc cela abouti fatalement à des polémiques sans intérêt ni fins !
On pouvait penser avoir évité cet écueil avec les submiters de R.Khalifa et le "miracle mathématique" du Coran . Mais on ne peut compter les lettres du Coran car il y a des variations au niveau du graphisme pour les "alif" et les "lam" par exemple et K Khalifa et ses disciples ont un tous petit peu bidouiller leur contage pour aider un tous petit peu le hasard....Dommage car ils avaient tous de même certainement mis le doigt sur quelque-chose de pertinent .
Ici par contre nous avons quelque-chose de particulier : Deux suites de nombres en parallèle fixes et définitives . Un nombre c’est neutre , c’est objectif, c’est pas idéologique !
C’est en cela , pour moi , que cette recherche original prend tous son intérêt !
bjr !!! et moi qui croyais que l’Islam était la religion de Moïse, d’Abraham de Noé ... et aujourd’hui on me dis que c’est Mohamad (psl) le fondateur ?
Bonjour,
Le prophète Mohamed (Paix et bénédiction sur lui) n’est pas le fondateur de la religion musulmane, l’islam a existé bien avant que le 1er homme ait mis les pieds sur terre.
L’islam est la religion de tout les prophète depuis Adam jusqu’au derniers des Messagers ( paix et bénédictions sur eux)
Islam signifie, soumission à la volonté de dieu, toute personne est considéré comme soumis a dieu, a partir du moment ou il suis les enseignement du Prophète (paix et bénédictions sur lui). Etant donné que tout ce que le Prophète (paix et bénédictions sur lui) a dis, n’est que révélation de la part de Dieu, car il ne parle pas sous l’effet de la passion, comme il est clairement dis dans le coran,
Sourate 53
Verset 3. et il ne prononce rien sous l’effet de la passion ;
4. ce n’est rien d’autre qu’une révélation inspirée.
cordialement
Bonjour Idriss,
je reprends votre conclusion
(C’est en cela , pour moi , que cette recherche original prend tous son intérêt !)
félicitation.
Voir Surat Moutafifin (Ayat 09)
le langage des chiffres est sans équivoque.
Merci.
Bonjour ;
Je remercie Syagrius et son équipe pour ce grand travail dans la recherche mathématique du Coran.
Et je remercie aussi Ianop pour ses commentaires qui sont des lumières pour moi
en ce qui concerne le verset 34 sourat 4, le mot que vous interprétez comme frapper les femmes a un autre sens en arabe (multiplier) et à vous de rechercher.
je suis absolument d’accord avec gv pour son commentaire "pour la foi c’est oui mais pas la religion"
merci et bonne chance à tous
Merci Ianop, il y a des éléments intéressants, je prendrai le temps de regarder de plus pret..
bonjour,Syagrius
111 x 38 = 4218
114 x 37 = 4218
111 x 24 = 2664
2664/ 12 = 222
222 x 19 = 4218
merci
bonjour, Syagrius
6555 + 111 = 6666
6555 /19 = 345
345 + 111 = 456
456/12 = 38
456/19 = 24
merci
Qu’est-ce que le Coran ? Le livre saint de la religion musulmane. Comme tout livre saint, il explique ce qu’il faut croire, il traite de problèmes comme l’éthique, la justice, le sens de la vie, la vie après la mort, le sens de l’histoire, mais aussi des tabous alimentaires, des règles de mariage, du pur et de l’impur...
Est-il nécessaire, pour être musulman et croire dans la révélation divine du Coran, de croire également que ce livre parle de science ? Autrement dit, un musulman qui ne confond pas la religion avec la science est-il un mauvais musulman ?
La religion chrétienne avait fait la même erreur, à une certaine époque, et les savants qui ne voulaient pas croire que la Terre était au centre de l’Univers se sont retrouvés sur le bûcher. Alors que pendant des années, les savants avaient trouvé dans l’Eglise leurs mécènes ! Les créationnistes américains persistent dans l’erreur quand ils veulent que l’évolution des espèces soient enseignées dans les écoles à égalité avec la création du monde en six jours.
De même, entre le 8e et le 11e siècle, l’Islam développa la science héritée du monde antique [1], en particulier en mathématiques et en astronomie. Au 9e siècle, Al-Ma’mûm fonda à Bagdad la Maison de la Sagesse (Bayt al-Hikma) pour traduire les ouvrages grecs et alexandrins. Il recruta pour cela des traducteurs, dont beaucoup étaient chrétiens. Le plus éminant des savants musulmans de la Maison de la Sagesse était Abû Yûsuf al-Kindi, le premier philosophe arabe. On peut également citer la création d’observatoires, d’une bibliothèque de 40 000 volumes à Cordoue, en Espagne [2], et d’un centre d’enseignement au Caire...
Que cela soit à Bagdad ou à Cordoue, les savants musulmans pensaient que la foi n’était pas contradictoire avec la raison et accordèrent leur crédit aux travaux des savants "païens". Mais ils ne cherchaient à retrouver les versets du Coran les travaux des savants grecs. Ils partaient de leurs résultats pour développer la science et donc le savoir. Ils ne cherchaient pas à justifier le Coran avec la science, puisque la science pouvait être critiquée et améliorée, ce qui n’est pas le cas du livre saint.
Ainsi, Al-Kindi étudia le trajet des rayons lumineux à partir des idées grecques, par exemple. Il associa les idées islamiques aux idées plotiniennes de la hiérarchie des sphères d’existence [3], ce qui permit aux savants musulmans de justifier leur utilisation du savoir païen.
Au 9e siècle également, Abu Ja’afr Muhammad ibn Mûsa al-Khwârizmi étudia l’astronomie à partir de l’Almageste du savant alexandrin Ptolémée et travailla sur l’astrolabe grec pour l’améliorer [4]. Dans les deux cas, la science arabe améliora la science héritée des Grecs. Leurs résultats n’ont pas été obtenus à partir du Coran, et heureusement, car ils seraient aujourd’hui dépassés. Il serait donc risquer de vouloir associer les connaissances scientifiques d’aujourd’hui aux versets du Coran, car que ce se passerait-il si demain ces connaissances étaient infirmées ?
Prenons l’exemple de travaux de Thâbit ibn Qurra à la Maison de la Sagesse de Bagdad : il "pensait avoir découvert (...) que les équinoxes parcouraient un petit cercle une fois toutes les quatre mille ans (...). C’est seulement à la fin du XVIe siècle, lorsque de nouvelles observations astronomiques beaucoup plus précises furent réalisées au Danemark par Tucho Brahé, que l’oscillation de l’écliptique, présumée par Ibn Qurra, se révéla être une chimère." [5].
Continuons notre liste des savants arabes. Le lus grand astronome arabe, Abû’Abdallah al-Battâni [6], construisit un nouveau type de cadran solaire [7] en s’inspirant d’un instrument de Ptolémée et en corrigeant des erreurs d’observation de l’Almageste.
Pour cela, il n’eut pas besoin de mentionner le Coran et de se justifier en rapprochant ses résultats avec des versets du Coran. Il ne chercha pas non plus à savoir a posteriori si le Coran n’avait pas prédit ses résultats. Il fit bien, d’ailleurs, car il croyait aux "étoiles fixes" de Ptolémée. A la fin du 10e siècle, Ibn al-Haytham et Abu al-Husayn al-Suûfî critiquèrent les travaux de Ptolémée [8]... s’en s’appuyer sur le Coran.
La science arabe n’était pas "pure". D’une part, la science arabe ne s’est pas développée à partir des versets du Coran mais à partir des connaissances transmises par les civilisations qui ont précédé l’Islam. Ainsi, l’oeuvre d’Albumassar (Al-Balkhi Abû Ma’shar) doit être reliée à la cité de Balkh, en Iran, où vivaient Gréco-Scythes, Syriens, Chinois et Indiens !
D’autre part, l’astronomie, pour ne citer qu’elle, n’était pas distinguée de l’astrologie [9] : Albumassar croyait en l’astrologie et tirait lui-même des horoscopes [10]. Parler aujourd’hui des vérités scientifiques du Coran, n’est-ce pas mélanger la science avec la foi, comme on mélangeait hier l’astronomie avec l’astrologie ?
L’autonomie de la science avec le Coran allait-elle de soi ? Une anecdote résume assez bien l’état d’esprit de l’époque. Au 10e siècle, le savant, Abû al-Ryahân al-Bîrûnî, auteur d’ouvrages sur l’astronomie, les mathématiques, la géographie, les médicaments, l’optique, les pierres précieuses... Il inventa un instrument pour calculer les moments de prière, mais comme cet instrument utilisait les mois byzantins, un fondamentaliste le traita d’infidèle, ce à quoi il répondit : "Les Byzantins mangent aussi, alors ne les imite pas non plus en cela." [11].
Dans un autre domaine, celui de la botanique, les savants arabes s’inspiraient d’Aristote, de Théophraste, de Dioscoride et de Galien pour étudier les plantes médicinales. Ceux qui refusèrent l’héritage grec, comme les Frères de la Pureté (les Ikhwân as Safa) pratiquèrent une interprétation ésotérique du Coran pour "discuter du symbolisme numérique des différentes parties des plantes et de leur place dans l’ordre cosmique.". Les seuls travaux dignes d’intérêt pour l’histoire des sciences furent leur contribution pour les observations sur la croissance et la morphologie des plantes.
Certains savants arabes étaient rationalistes, comme le médecin Rhazès (Al-Râzi), au 9e siècle ; d’autres étaient plutôt traditionalistes, car ils écrivaient sous la double autorité du Coran et d’Aristote, comme Al-Aâhwari, un grand chirurgien de Cordoue. Les dissensions entre ces deux poins de vue prirent rapidement la forme de deux écoles de pensée : celle des mu’tazilies, rationalistes, actifs dès le 8e siècle, et celle des Acharites, traditionalistes, apparus au 10e siècle.
En somme, le désir de voir le Coran en accord avec la science ne manifeste-il pas une peur de voir le Coran dépassée par la science ? La science est aujourd’hui considérée par beaucoup comme le seul discours légitime sur le monde. Le titre du livre que vous citez, "Ceci est la vérité", indique clairement son intention d’utiliser le discours de la science pour légitimer le Coran. Mais un véritable croyant a-t-il besoin des interprétations de ce livre pour croire qu’il n’y a qu’un seul Dieu et qu’Allah est son prophète ? Ce livre n’apporte aucun savoir supplémentaire, il apporte seulement la confirmation - pour ceux qui veulent y croire - que la science moderne n’est pas en contradiction avec le Coran et, par un glissement de sens, que le Coran est un livre "moderne".
Ce façon de lire le Coran est non seulement inutile pour le croyant mais contre-productive pour la science. L’histoire des sciences prouvent au contraire que, dès son origine, dans son principe même, la science ne peut être qu’une science laïque, mais il ne faut pas avoir peur de la laïcité [13]. On peut être croyant et attaché à la laïcité. Pour finir, je reprendrai les mots du chanteur Abdel Malik, "ne pas confonde la politique avec la foi", en l’appliquant à notre sujet : "ne pas confondre la science avec la foi".