Un champignon utilisé comme pesticide : l’EFSA rassure sur les consommateurs, mais relève des inconnues environnementales
L’Autorité européenne de sécurité des aliments a publié le 30 octobre 2026 son évaluation de Trichoderma atroviride I-1237, une souche de champignon employée comme fongicide. L’examen, approuvé le 23 septembre, concerne des usages représentatifs sur carottes et dans les vignobles, dans le cadre d’une demande de renouvellement européen.
Le bilan n’est pas uniformément inquiétant. L’EFSA n’identifie pas de potentiel infectieux, pathogène ou toxique dans son évaluation chez les mammifères. Pour les usages étudiés, elle ne prévoit pas de préoccupation liée aux résidus pour les consommateurs. Aucun domaine critique de préoccupation n’est identifié.
Des incertitudes subsistent toutefois pour l’environnement. Les informations disponibles ne suffisent pas à caractériser certains métabolites secondaires que le champignon pourrait produire après application, leur présence dans le milieu et leur toxicité éventuelle. L’évaluation de ces composés reste donc inachevée pour plusieurs organismes non ciblés, notamment les abeilles et les organismes aquatiques.
Une donnée manquante ne démontre pas un dommage, mais empêche de conclure pleinement à un faible risque. Cet avis scientifique ne constitue, à lui seul, ni une interdiction ni une décision de renouvellement.
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