Tempêtes européennes : les trajectoires changent les projections de risque en fin de siècle
Une étude publiée le 29 octobre 2026 dans Weather and Climate Dynamics compare des tempêtes analogues à quatre événements ayant touché le Royaume-Uni, l’Irlande et la France : octobre 1987, Martin en décembre 1999, Ophelia en octobre 2017 et Arwen en novembre 2021.
Les simulations CANARI opposent 1980–2010 à 2070–2100, sous le scénario d’émissions élevées SSP3-7.0. Les trajectoires proches de la tempête de 1987 passent d’environ 2,5 à 2,9 événements par décennie ; la fréquence de leurs analogues extrêmes augmente de 52,3 %. Il s’agit d’une fréquence simulée, pas d’une hausse mesurée des rafales. Les trajectoires comparables à Arwen deviennent au contraire moins fréquentes.
Cette divergence montre pourquoi une moyenne sur toutes les dépressions masque des évolutions régionales. Les gradients de température et la direction de déplacement comptent dans la réponse au réchauffement.
Ce sont des projections conditionnelles, non une prévision de tempêtes précises ni une attribution des événements historiques. Le modèle sous-estime certains extrêmes ; les vents étudiés à 850 hPa ne sont pas des rafales mesurées au sol.
Sources :
