Poissons : pondre dans un nid occupé pourrait limiter les pertes par cannibalisme paternel
Chez les poissons où le mâle garde les œufs, pondre dans un nid déjà occupé pourrait réduire le risque de voir sa progéniture mangée par le père. C’est l’interprétation proposée par une équipe des universités d’Oxford et de Nottingham, au Royaume-Uni, et d’Oulu, en Finlande, dans une étude mise en ligne le 6 novembre 2026 par Behavioral Ecology, sous forme de manuscrit accepté.
Les chercheurs ont rassemblé des données publiées sur 33 espèces et comparé les résultats en tenant compte de leurs liens de parenté évolutive. Toutes les espèces ne renseignent pas chaque question : l’analyse de la préférence des femelles en concerne 12, celle de la proportion d’œufs consommés, 13.
Les femelles préfèrent davantage les mâles déjà occupés à une ponte chez les espèces où le cannibalisme paternel est fréquent. Par ailleurs, lorsque les pontes sont plus grandes, la proportion d’œufs mangés diminue, sans relation nette avec leur nombre absolu.
Ce résultat est compatible avec un effet de dilution du risque : ajouter ses œufs à ceux d’autres femelles pourrait limiter les pertes. Cette comparaison entre espèces ne démontre toutefois ni un choix conscient des femelles ni une relation causale.
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