Les migrations pourraient avoir rendu les ongulés plus vulnérables à l’extinction

Migrer permet de suivre les ressources, mais pourrait aussi constituer une stratégie fragile à l’échelle de l’évolution. Une étude publiée le 5 novembre 2026 dans PLOS Biology compare, à l’échelle mondiale, les ongulés actuels à 51 espèces disparues au cours des 100 000 dernières années.

Les chercheurs estiment que 41 de ces espèces éteintes, soit environ 80 %, étaient migratrices. Dans leur échantillon de 207 espèces actuelles, cette proportion atteint 46 %. Les modèles associent également la migration à une apparition plus fréquente de nouvelles espèces : les lignées migratrices se renouvelleraient davantage, entre diversification et disparition.

Ces résultats reposent en partie sur des reconstructions. Le comportement des espèces disparues est inféré à partir de leur parenté et de caractéristiques comme la masse corporelle, le régime alimentaire et la latitude. Les estimations évolutives varient aussi fortement selon l’inclusion des espèces éteintes dans l’analyse.

Il ne s’agit donc pas de prouver que migrer provoque directement l’extinction. Le travail suggère plutôt une vulnérabilité ancienne, susceptible de compter davantage lorsque routes, clôtures et changements environnementaux perturbent l’accès saisonnier aux ressources.

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