Le microbiome des lamantins révèle une voie originale pour exploiter certains sucres
Comment les lamantins tirent-ils leur énergie des plantes aquatiques ? Une étude publiée le 2 novembre 2026 dans Nature Microbiology explore les microbes intestinaux qui participent à cette digestion. Les prélèvements proviennent de deux centres de conservation au Brésil, à Manaus et dans le Ceará, accueillant des lamantins d’Amazonie et des lamantins marins.
Sur 48 prélèvements de selles, 47 ont été retenus pour l’analyse métagénomique. Le séquençage a permis de reconstruire un catalogue de 1 215 groupes génomiques microbiens au niveau de l’espèce. Il ne s’agit donc pas de 1 215 nouvelles espèces formellement décrites.
L’équipe caractérise notamment une voie spécialisée permettant l’utilisation de l’épilactose, un sucre peu accessible à d’autres microbes. Cette spécialisation pourrait réduire la concurrence alimentaire au sein de l’intestin.
Les résultats éclairent l’adaptation à un régime aquatique herbivore. Ils concernent néanmoins des animaux hébergés en centres : ils ne décrivent pas à eux seuls les populations sauvages et ne constituent pas une méthode de soin validée.
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