Herbiers marins : une synthèse révise à la baisse l’enfouissement du carbone
Une synthèse publiée le 4 novembre 2026 dans Nature Communications réévalue l’enfouissement du carbone organique dans les sédiments des herbiers marins. Son estimation, pondérée par les surfaces des grandes régions d’herbiers, atteint 33 ± 9 grammes de carbone par mètre carré et par an, soit environ un quart de l’ancienne référence de 138 grammes.
L’équipe a réuni 332 carottes de sédiments issues de 65 études, comprenant aussi 37 carottes prélevées sur des sites sans végétation. L’harmonisation des profils au plomb 210 permet d’examiner l’accumulation sur environ un siècle.
La couverture reste inégale : l’Australie, l’Amérique du Nord et la Méditerranée dominent les données, tandis que plusieurs régions tropicales sont peu documentées. L’estimation principale exclut les sites où l’accumulation est négligeable ; leur inclusion réduit encore le résultat. Les sites dégradés, perturbés ou restaurés ont également été écartés de cette analyse.
Cette révision porte sur un flux de carbone enfoui, toutes origines confondues. Elle ne mesure ni les stocks déjà présents, ni le bénéfice climatique supplémentaire d’un projet de conservation ou de restauration. Les auteurs soulignent que celui-ci dépend du changement des flux et de leur permanence. L’étude, diffusée en version acceptée avant édition définitive, invite donc à affiner la comptabilité du carbone bleu.
Sources :
