Gabon : chez les mandrills, les soins à un jeune sont associés au risque de perte fœtale

Une étude évaluée par les pairs, publiée le 3 novembre 2026 dans PLOS Biology, explore les contraintes de la reproduction chez les mandrills du Gabon. Des chercheurs français, allemands et finlandais ont analysé 356 grossesses chez 117 femelles, suivies pendant onze années autour du parc de Lékédi. Cinquante-deux grossesses se sont terminées par une perte fœtale.

Les femelles qui concevaient alors qu’elles s’occupaient encore d’un jeune dépendant présentaient une probabilité plus élevée de perdre leur fœtus. Les protestations plus fréquentes du jeune étaient également associées à ce risque. Les chercheurs envisagent un compromis entre l’énergie nécessaire à l’élevage du petit déjà né et celle consacrée à une nouvelle gestation.

Cette interprétation reste une hypothèse physiologique. L’étude est observationnelle : elle ne démontre pas que les protestations provoquent la perte fœtale. L’état de la mère pourrait influencer les deux phénomènes. Les pertes survenant très tôt dans la gestation ont aussi pu échapper au suivi.

Les femelles ayant perdu un fœtus ont ensuite eu davantage de jeunes survivants que celles dont le petit mourait peu après la naissance. Ce résultat, propre à cette population et à ces comparaisons, ne constitue ni un comportement volontaire démontré ni une conclusion applicable aux grossesses humaines.

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