Chaleur en Europe : une étude estime 50 391 décès dans 854 zones urbaines durant l’été 2026
Europe, 23 octobre 2026. Un travail d’Imperial College London et de la London School of Hygiene & Tropical Medicine, rendu public ce jour et présenté comme accepté dans Nature Health par la notice institutionnelle, estime 50 391 décès liés à la chaleur entre juin et août 2026 dans 854 zones urbaines de 30 pays. Environ 32 619 décès, soit 65 %, seraient attribuables au réchauffement d’origine humaine selon la comparaison avec un climat sans influence anthropique.
Le résultat dépasse les estimations comparables de 2022, 29 480 décès, et de 2003, 28 462. Cette comparaison concerne le périmètre urbain étudié, couvrant environ 40 % de la population des pays concernés, et ne constitue pas un bilan exhaustif de toute l’Europe. Pour les seules zones françaises incluses, Le Monde rapporte une estimation de 7 268 décès.
Il s’agit d’estimations statistiques, pas d’un décompte de décès observés en 2026. Interrogé par le Science Media Centre España, David García García, du système espagnol MoMo, souligne que le calcul utilise les températures observées et des relations épidémiologiques température-mortalité, sans intégrer les décès effectivement enregistrés durant cet été.
La référence à la température de mortalité minimale influence le résultat, qui peut différer des bilans sanitaires nationaux utilisant d’autres seuils, périodes et périmètres. L’attribution climatique est ici un résultat de modèle appliqué à la mortalité : elle n’établit pas individuellement la cause de chaque décès et reste soumise aux hypothèses méthodologiques.
Mots-clés suggérés : chaleur, Europe, mortalité, attribution climatique, été 2026.
Sources :
