Après les incendies, le bilan radiatif de surface dépend du type de végétation
Après un incendie, les échanges radiatifs de surface évoluent différemment selon la végétation. Une étude publiée le 4 novembre 2026 dans npj Climate and Atmospheric Science, fondée sur des observations satellitaires de 2001 à 2020, compare les surfaces brûlées à des zones témoins voisines. Elle examine l’été de la première année suivant le feu.
Dans les forêts de feuillus et les prairies, l’exposition de sols clairs et la repousse peuvent accroître la réflexion du rayonnement solaire. Dans les forêts de conifères, les formations arbustives et les savanes, l’assombrissement favorise au contraire son absorption. Toutefois, les surfaces brûlées, plus chaudes, émettent davantage de rayonnement infrarouge. Dans les résultats présentés, cette perte domine suffisamment pour réduire le rayonnement net retenu à la surface.
Ce résultat ne signifie pas que les incendies refroidissent la planète. Les auteurs distinguent explicitement ce bilan local du forçage radiatif global. Leur analyse ne mesure pas l’ensemble des effets des émissions de gaz à effet de serre, des fumées et des nuages.
Elle exclut aussi les petits feux inférieurs à un kilomètre carré et ne doit pas être extrapolée aux autres saisons. Son apport consiste surtout à mieux différencier les réponses des écosystèmes dans les modèles. L’article est diffusé en version acceptée avant édition définitive.
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