France : des groupes d’ultradroite impliqués dans des violences dans une quinzaine de villes
Le 28 octobre 2026, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a apporté de nouveaux éléments sur les violences commises en marge des manifestations sociales du 24 octobre. Devant le Sénat, il a indiqué que des groupes compacts, comparables à des « groupes de combat », avaient été observés dans une quinzaine de villes et avaient cherché l’affrontement avec des militants d’ultragauche.
À Nice, environ cent personnes masquées ont convergé vers le cortège et plusieurs manifestants ont été blessés. Onze personnes susceptibles d’appartenir à l’ultradroite avaient été interpellées dans deux véhicules ; certaines détenaient des masques, des gants, des gazeuses et des matraques. Un mineur a été présenté au juge des enfants. Les dix majeurs sont poursuivis pour association de malfaiteurs en vue de violences volontaires aggravées et transport d’armes de catégorie D. Leur procès a été renvoyé au 26 novembre et ils ont été remis en liberté ; tous contestent avoir participé aux affrontements.
D’autres incidents ou enquêtes sont documentés à Rouen, Tours, Montpellier, Brest et Dijon. Des vidéos ont suscité des accusations de passivité policière. Nuñez nie toute complaisance et affirme que les préfets ont saisi les parquets. Les responsabilités individuelles restent à établir et aucun bilan national spécifique des blessés liés à ces groupes n’est disponible.
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