Des analyses de momies incas précisent les traces de coca dans les rituels de haute montagne
Une étude publiée le 3 novembre 2026 dans Antiquity examine les traces de substances végétales chez huit personnes sacrifiées lors de rituels incas de capacocha, dont les corps ont été conservés sur des sommets du Pérou et d’Argentine. Elle porte sur des restes déjà découverts, et non sur une nouvelle découverte de momies.
L’équipe a analysé, par chromatographie liquide couplée à la spectrométrie de masse, six prélèvements de cheveux et deux d’ongles. La cocaïne et son métabolite, la benzoylecgonine, apparaissent dans les six échantillons capillaires, indiquant une consommation de feuilles de coca. Ces résultats concernent les cheveux étudiés, pas indistinctement les huit individus. Certains prélèvements contiennent aussi du cocaéthylène, compatible avec une consommation conjointe de coca et d’alcool.
Une faible quantité d’harmine a été détectée dans l’ongle d’Ampato #1. Cette observation ne suffit pas à établir la composition d’une boisson d’ayahuasca ni l’intention d’apaiser les personnes sacrifiées. Les auteurs signalent notamment des difficultés d’interprétation liées à la contamination environnementale des ongles.
Les résultats suggèrent des pratiques variables selon les sites. La conservation des tissus, l’incorporation inégale des molécules et les fenêtres temporelles différentes limitent toutefois la comparaison. Une substance non détectée a pu être consommée ponctuellement sans laisser de trace mesurable.
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