À Auxerre, des analyses explorent le contenu de récipients funéraires antiques
Le 4 novembre 2026, l’Inrap présente des résultats d’analyses sur la nécropole de tout-petits fouillée en 2024 place du Maréchal-Leclerc, à Auxerre. Plus de 260 sépultures et faits funéraires ont été recensés sur 45 mètres carrés. L’utilisation de cet espace est située entre 170 et 250 après notre ère. La découverte du cimetière était déjà connue : la nouvelle présentation détaille les analyses des dépôts et récipients.
De très faibles traces d’ADN humain ancien ont été détectées dans certaines céramiques dépourvues d’ossements. Les chercheurs envisagent qu’elles aient contenu des tissus non ossifiés, notamment fœtaux ou placentaires. Cette interprétation reste une hypothèse, et non l’identification certaine du contenu de chaque vase.
Des bactéries ont également été identifiées, surtout dans les céramiques plutôt que dans les ossements. Leur présence ne démontre pas qu’elles ont causé la mort des enfants. Les analyses chimiques suggèrent par ailleurs l’emploi d’eaux parfumées, de crèmes ou d’huiles, ainsi que des dépôts floraux et des libations.
Ces observations éclairent les gestes entourant les défunts, mais la synthèse institutionnelle ne fournit pas les effectifs détaillés de chaque analyse ni de référence à une étude évaluée par les pairs. Elle ne permet donc pas de généraliser ces pratiques à toute la population antique d’Auxerre.
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